La délicatesse de la nature nous émerveille toujours, on le constate toute l’année dans les kits de découverte de la nature. Un petit bourgeon qui gonfle sous la poussée de la sève en début de printemps, un bouton floral qui se prépare à s’ouvrir, le monde végétal est plein de promesses. C’est sans doute au cœur de l’hiver qu’elle nous émeut plus intensément, on se demande souvent si cette fragilité va passer le cap des grands froids. Aucune inquiétude à avoir, la végétation de nos contrées est parfaitement adaptée aux basses températures, les plantes tournent au ralenti, perdent leur feuilles, certaines disparaissent de la surface pour hiverner sous terre. Pour qui se donne la peine d’observer les jardins et la nature, le spectacle est permanent. Les bois et les écorces sont colorés, les feuilles persistantes tout autant et les fruits givrent sur place.
Mais si la plupart des plantes sont peu décoratives pendant cette période, d’autres nous font le cadeau de leur floraison, prenant tout le monde à contre-pied. Les mimosas, qui gardent le souvenir de leur origine de l’hémisphère sud, éclatent de jaune, le néflier du Japon fleurit en plein mois de janvier, et certaines bruyères et les camélias sont éclatants de couleurs. Enfin plusieurs plantes à bulbes sont capables de prouesses au milieu des plus grands froids, on pense aux courageux perce-neige par exemple. Parmi les premiers à fleurir les amaryllis et les hellébores, si justement baptisées roses de Noël vont nous faire patienter d’ici le retour du printemps. Décidément, il se passe toujours quelque chose au jardin, même lorsqu’il paraît engourdi.






